Préparer sa succession : étapes concrètes en 2026

Mis à jour le 14 mars 2026 par Mathieu Caradec

Vous souhaitez organiser la transmission de votre patrimoine mais vous ne savez pas par où commencer. Beaucoup de familles reportent cette réflexion et se retrouvent face à une succession complexe, coûteuse en droits et source de conflits. Le problème ? Sans préparation, la loi impose ses règles : réserve héréditaire, ordre des héritiers, droits de succession. Anticiper permet de réduire la facture fiscale, de protéger vos proches et d’éviter les litiges.

Ce guide vous présente les étapes concrètes pour préparer votre succession en 2026 : inventaire du patrimoine, testament, donations, assurance-vie, rôle du notaire. Vous y trouverez un plan d’action pour structurer votre transmission. Pour le détail des outils, consultez notre article sur l’assurance-vie et l’héritage, sur la clause bénéficiaire, notre page sur la planification successorale et notre guide sur la donation et transmission.

Sommaire

  1. Étape 1 : Faire l’inventaire de son patrimoine
  2. Étape 2 : Identifier les héritiers et la quotité disponible
  3. Étape 3 : Rédiger un testament
  4. Étape 4 : Anticiper par des donations
  5. Étape 5 : Configurer l’assurance-vie
  6. Le rôle du notaire
  7. En résumé
  8. Fabrice Collet et l’accompagnement patrimonial
  9. Foire aux questions

Étape 1 : Faire l’inventaire de son patrimoine

Recenser les biens

Commencez par lister l’ensemble de votre patrimoine :

  • Immobilier : résidence principale, résidence secondaire, biens locatifs, terrains
  • Comptes bancaires : comptes courants, livrets, PEL, CEL
  • Placements : assurance-vie, PEA, compte-titres, contrats de capitalisation
  • Autres : véhicules, œuvres d’art, bijoux, droits d’auteur, parts de sociétés

Estimez la valeur de chaque bien (valeur vénale pour l’immobilier, soldes pour les comptes). N’oubliez pas les dettes (crédits, impôts) à déduire. Conservez les documents : actes de propriété, relevés, contrats. Un tableau ou un fichier actualisé facilite la transmission des informations à vos héritiers ou à votre notaire. Source : notaires.fr.

Documents à rassembler

Actes notariés (achats immobiliers), bulletins de souscription (assurance-vie), relevés de comptes, contrats de prêt, attestations de propriété. Indiquez à un proche de confiance où se trouvent ces documents. Un coffre-fort bancaire ou un classeur dédié peut centraliser les informations.

Étape 2 : Identifier les héritiers et la quotité disponible

Héritiers réservataires

La réserve héréditaire est la part du patrimoine qui revient obligatoirement à certains héritiers (enfants, ou à défaut conjoint survivant). La quotité disponible est la part dont vous pouvez disposer librement par testament ou donation. Elle varie : 50 % si un enfant, 33,33 % si deux enfants, 25 % si trois enfants ou plus. Vous ne pouvez pas déshériter un enfant réservataire, mais vous pouvez répartir la quotité disponible comme vous le souhaitez.

Situation familiale

Marié, pacsé, concubin, avec ou sans enfants : chaque situation a des règles spécifiques. Le conjoint survivant a des droits en mariage ; le partenaire de PACS et le concubin n’ont aucun droit successoral sans testament. Identifiez qui doit être protégé et dans quelle proportion. Source : service-public.fr.

Étape 3 : Rédiger un testament

À quoi sert le testament ?

Le testament permet d’organiser le partage de vos biens au-delà des règles légales. Vous pouvez attribuer la quotité disponible à une personne de votre choix (conjoint, partenaire, concubin, enfant, association). Vous pouvez préciser la répartition entre vos enfants. Sans testament, la loi s’applique : répartition selon l’ordre des héritiers et les règles de la dévolution légale.

Formes du testament

Trois formes existent : le testament olographe (écrit à la main, daté, signé, sans frais mais fragile), le testament authentique (dicté au notaire, signé devant témoins, le plus sûr), le testament mystique (remis scellé au notaire, rare). Le testament authentique est recommandé pour éviter les contestations. Il peut être modifié à tout moment.

Précautions

Le testament ne doit pas porter atteinte à la réserve héréditaire. Un testament qui lèse un héritier réservataire peut être réduit. Pensez à révoquer un ancien testament si vous en rédigez un nouveau. Informez un proche de l’existence et du lieu de conservation du testament (notaire, coffre).

Étape 4 : Anticiper par des donations

Donation de son vivant

Les donations permettent d’utiliser les abattements renouvelables tous les 15 ans (100 000 € par parent et par enfant en ligne directe). Elles réduisent l’assiette des droits de succession futurs. La donation-partage fige la valeur au jour de l’acte et répartit le patrimoine entre les héritiers. Le démembrement (donation de nue-propriété) réduit les droits en ne taxant que la valeur de la nue-propriété.

Don familial et assurance-vie

Le don familial de sommes d’argent (31 865 € exonérés, cumulable avec l’abattement de parenté) et l’assurance-vie complètent la stratégie. Pour le détail des outils, voir notre article sur la donation et transmission.

Étape 5 : Configurer l’assurance-vie

Clause bénéficiaire

L’assurance-vie transmet les fonds hors succession aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire. Elle échappe aux règles de la réserve héréditaire (dans la limite des abattements). Vérifiez que votre clause est à jour : divorce, décès d’un bénéficiaire, naissance peuvent nécessiter une modification. Pour les primes versées avant 70 ans, l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire s’applique. Consultez notre article sur la clause bénéficiaire.

Stratégie de versement

Les primes versées avant 70 ans bénéficient du régime fiscal le plus avantageux. Anticipez vos versements si vous approchez de cet âge. La répartition entre plusieurs bénéficiaires permet d’utiliser plusieurs abattements. Un conseiller peut vous aider à structurer votre stratégie.

Le rôle du notaire

Le notaire est l’expert de la succession. Il rédige les testaments authentiques, les donations, les donations-partage. Il calcule les droits de succession et accomplit les formalités. Consulter un notaire tous les 3 à 5 ans permet d’adapter votre planification aux changements (loi, famille, patrimoine). Les frais sont réglementés. Pour une stratégie globale intégrant fiscalité et investissements, un conseiller en gestion de patrimoine peut travailler en complément du notaire. Source : notaires.fr.

Coûts d’une succession

Les droits de succession sont calculés selon le barème progressif et le lien de parenté. En ligne directe (parent-enfant), les abattements sont de 100 000 € par parent. Au-delà, le barème s’applique (5 % à 45 % selon les tranches). Les frais de notaire (émoluments, débours) s’ajoutent. Pour une succession de 500 000 € en ligne directe avec deux enfants, les droits peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les donations anticipées réduisent cette facture.

Éviter les conflits

Une planification claire limite les litiges. La donation-partage répartit le patrimoine à l’avance et fige les valeurs. Un testament précise les volontés. L’assurance-vie avec clause bénéficiaire explicite évite les contestations sur la transmission. Informer ses héritiers de ses intentions (sans obligation) peut prévenir les malentendus. En cas de famille recomposée ou de situation complexe, un notaire et un conseiller peuvent aider à structurer une transmission équilibrée.

En résumé

  • Étape 1 : Inventorier son patrimoine (immobilier, comptes, placements) et rassembler les documents.
  • Étape 2 : Identifier les héritiers réservataires et la quotité disponible.
  • Étape 3 : Rédiger un testament (authentique recommandé) pour organiser la transmission.
  • Étape 4 : Anticiper par des donations (donation-partage, démembrement, don familial).
  • Étape 5 : Configurer l’assurance-vie (clause bénéficiaire à jour, versements avant 70 ans).
  • Consulter un notaire et un conseiller en patrimoine pour une stratégie cohérente.

Fabrice Collet et l’accompagnement patrimonial

Préparer sa succession suppose une vision globale : patrimoine, famille, fiscalité, objectifs. Un conseiller en gestion de patrimoine peut vous accompagner dans la structuration de votre transmission, en coordination avec votre notaire.

Fabrice Collet, ingénieur patrimonial et fondateur du Patrimoine Bleu, accompagne les particuliers dans la planification successorale. Son approche repose sur une analyse de votre patrimoine, de votre situation familiale et de vos objectifs de transmission. L’objectif est de construire une stratégie fiscale et humaine, adaptée à vos souhaits.

Pour un premier échange et une analyse de votre situation, vous pouvez prendre rendez-vous avec Fabrice Collet via ce lien Calendly (rendez-vous payant de 100 €, déductible de toute prestation ultérieure).

Foire aux questions

Par où commencer pour préparer ma succession ?

Commencez par un inventaire de votre patrimoine : immobilier, comptes, placements, dettes. Rassemblez les documents. Identifiez vos héritiers et la quotité disponible. Ensuite, consultez un notaire pour rédiger un testament et envisager des donations. Configurez votre assurance-vie (clause bénéficiaire).

Le testament est-il obligatoire ?

Non. Sans testament, la loi s’applique. Mais le testament est indispensable pour protéger un conjoint, un partenaire de PACS ou un concubin (qui n’ont pas de droits légaux), ou pour répartir la quotité disponible selon vos souhaits.

Quelle forme de testament choisir ?

Le testament authentique (dicté au notaire) est le plus sûr : il évite les contestations sur la validité. Le testament olographe (écrit à la main) est gratuit mais fragile (perte, contestation de l’écriture). Pour un patrimoine conséquent, le testament authentique est recommandé.

Faut-il un notaire pour une donation ?

Oui pour les donations de biens immobiliers et les donations-partage. Le don familial de sommes d’argent en numéraire peut être déclaré par le bénéficiaire sans acte notarié (conditions : donateur moins de 80 ans, bénéficiaire majeur).

L’assurance-vie suffit-elle pour transmettre ?

L’assurance-vie est un outil puissant (transmission hors succession, abattement 152 500 € par bénéficiaire) mais elle ne couvre qu’une partie du patrimoine. Elle complète le testament et les donations. Pour une transmission complète, combinez les trois outils.

À quelle fréquence revoir sa planification successorale ?

Il est recommandé de revoir sa planification tous les 3 à 5 ans, ou en cas de changement important : mariage, divorce, naissance, décès, héritage, évolution du patrimoine, réforme fiscale. Un notaire ou un conseiller peut vous accompagner.

Comment informer ses héritiers sans tout révéler ?

Vous n’êtes pas obligé de divulguer le contenu de votre testament ou de vos donations. Vous pouvez toutefois indiquer à vos proches que vous avez pris des dispositions et où se trouvent les documents (notaire, coffre). Cela évite les surprises et les recherches en cas de décès. Certaines familles préfèrent une transparence partielle (principes généraux) sans détail des montants. Chaque situation est différente.

Ce contenu est à vocation éducative et ne constitue pas un conseil personnalisé en gestion de patrimoine. Pour une stratégie adaptée à votre situation, consultez un professionnel.

La réussite en finance n’est pas un hasard.

Mais un ensemble de BONNES décisions, qui cumulé, vous aiderons à avoir un patrimoine bleu.

Mathieu Caradec

Conseiller en Gestion de Patrimoine

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