Dans cet article
- Contexte fiscal du private equity
- Régime des FCPR : exonération après 5 ans
- Conditions pour bénéficier de l’exonération
- Prélèvements sociaux en 2026
- Régime des FPCI
- Fiscalité selon le support : PEA, assurance-vie
- Cession avant 5 ans
- FIP Corse et Outre-mer
- Exemple chiffré
- En résumé
- Fabrice Collet et l’accompagnement patrimonial
- Foire aux questions
Vous investissez ou envisagez d’investir en private equity (FCPR, FPCI) et vous souhaitez comprendre la fiscalité. Le problème ? Les règles sont techniques : exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans, prélèvements sociaux maintenus (18,6 % en 2026), conditions de conservation, régime selon le support (compte-titres, PEA, assurance-vie). Une cession anticipée ou un non-respect des conditions peut faire perdre l’avantage fiscal. Beaucoup d’investisseurs découvrent trop tard les pièges.
Ce guide présente la fiscalité du private equity en 2026 : régime des FCPR et FPCI (exonération IR, prélèvements sociaux), conditions pour en bénéficier, fiscalité selon le support (PEA, assurance-vie, compte-titres), cession avant 5 ans, FIP Corse et Outre-mer, et évolution du paysage (suppression des FCPI). Pour les avantages généraux, consultez notre article sur les avantages du private equity. Source : impots.gouv.fr.
Sommaire
- Contexte fiscal du private equity
- Régime des FCPR : exonération après 5 ans
- Conditions pour bénéficier de l’exonération
- Prélèvements sociaux en 2026
- Régime des FPCI
- Fiscalité selon le support : PEA, assurance-vie
- Cession avant 5 ans
- FIP Corse et Outre-mer
- Exemple chiffré
- En résumé
- Fabrice Collet et l’accompagnement patrimonial
- Foire aux questions
Contexte fiscal du private equity
Véhicules concernés
La fiscalité du private equity concerne principalement les FCPR (Fonds commun de placement à risques) et les FPCI (Fonds professionnel de capital investissement). Les FCPR et FPCI dits « fiscaux » respectent des règles de composition (quota d’actifs dans des sociétés non cotées) qui ouvrent droit à une exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values. Les FCPI ont été supprimés au 31 décembre 2025. Source : impots.gouv.fr.
Principe général
Les FCPR et FPCI fiscaux offrent une exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values de cession après 5 ans de détention. En revanche, les prélèvements sociaux restent dus (18,6 % en 2026 sur les revenus du patrimoine et placements). Aucune réduction d’impôt à la souscription n’est accordée aux FCPR classiques. Pour une vue d’ensemble des placements, consultez notre article sur les placements financiers en France.
Régime des FCPR : exonération après 5 ans
Exonération d’impôt sur le revenu
Les plus-values réalisées sur les parts d’un FCPR fiscal sont exonérées d’impôt sur le revenu après une conservation minimale de 5 ans à compter de la souscription. Cette exonération s’applique aux personnes physiques. Les dividendes distribués par le fonds pendant la période de conservation peuvent également bénéficier du même régime sous conditions. Source : impots.gouv.fr (BOI).
Calcul de la plus-value
La plus-value est égale à la différence entre le prix de cession (ou la valeur de liquidation) et le prix d’acquisition. Le prix d’acquisition inclut les frais de souscription. En cas de souscriptions multiples à des dates différentes, chaque lot est traité séparément pour le calcul de la durée de détention.
Conditions pour bénéficier de l’exonération
Conservation de 5 ans
La première condition est la conservation des parts pendant 5 ans minimum à compter de la souscription. Un rachat ou une cession avant ce délai fait perdre le bénéfice de l’exonération : la plus-value est alors imposée au barème progressif ou au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % d’IR, plus les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026).
Seuil de participation
Le contribuable ne doit pas détenir, directement ou indirectement, plus de 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés composant l’actif du fonds. Au-delà de ce seuil, l’exonération ne s’applique pas. Cette condition concerne principalement les investisseurs institutionnels ou les détenteurs de parts importantes.
Composition du fonds
Le fonds doit respecter les règles de composition des FCPR fiscaux : au moins 50 % (ou 75 % selon les fonds) de l’actif investi dans des titres de sociétés non cotées éligibles. Le règlement du fonds et le document d’information clé (DIC) précisent si le fonds est un FCPR fiscal. Vérifiez avant de souscrire. Pour les véhicules disponibles, consultez notre article sur les véhicules d’investissement en private equity.
Prélèvements sociaux en 2026
Taux et assiette
Même en cas d’exonération d’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restent dus. En 2026, le taux applicable aux revenus du patrimoine et aux plus-values de cession de valeurs mobilières est de 18,6 % (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité). Ils s’appliquent sur la plus-value réalisée à la cession ou à la liquidation du fonds. L’assiette est la même que pour l’IR : différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition. Source : impots.gouv.fr.
Régime des FPCI
FPCI fiscaux
Les FPCI fiscaux bénéficient du même régime que les FCPR fiscaux : exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values après 5 ans de détention, prélèvements sociaux maintenus. Les FPCI sont réservés aux investisseurs qualifiés. Vérifiez que le fonds est bien un FPCI fiscal (règles de composition respectées).
FPCI non fiscaux
Les FPCI qui ne respectent pas les critères fiscaux sont imposés comme un compte-titres ordinaire : plus-values soumises au barème progressif ou au PFU (12,8 % d’IR) plus prélèvements sociaux (18,6 % en 2026), soit environ 31,4 % au total. Pour les précautions avant d’investir, consultez notre article sur les précautions en private equity.
| Véhicule | IR (plus-values après 5 ans) | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| FCPR fiscal | Exonéré | 18,6 % (2026) |
| FPCI fiscal | Exonéré | 18,6 % (2026) |
| FPCI non fiscal | 12,8 % (PFU) ou barème | 18,6 % |
| Cession avant 5 ans | 12,8 % (PFU) ou barème | 18,6 % |
Fiscalité selon le support : PEA, assurance-vie
FCPR en compte-titres
Les FCPR détenus en compte-titres ordinaire suivent le régime décrit ci-dessus : exonération IR après 5 ans, prélèvements sociaux 18,6 %. La plus-value est déclarée dans la déclaration de revenus (formulaire 2074 ou 2042 C).
FCPR en PEA
Les FCPR éligibles au PEA (Plan d’Épargne en Actions) bénéficient du régime du PEA : après 5 ans d’ouverture du plan, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) s’appliquent. La durée de 5 ans court à compter de l’ouverture du PEA, pas de la souscription au FCPR. Un retrait avant 5 ans entraîne la clôture du PEA et l’imposition des gains. Source : impots.gouv.fr.
FCPR en assurance-vie
Les FCPR détenus en unités de compte d’une assurance-vie suivent le régime de l’assurance-vie : au rachat, les gains sont imposés selon la durée de détention du contrat (avant ou après 8 ans). Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains, puis imposition du surplus. Les prélèvements sociaux s’appliquent. La fiscalité du FCPR proprement dite (exonération après 5 ans) peut interagir avec celle de l’assurance-vie ; les règles sont complexes. Consultez un conseiller pour votre situation. Pour la fiscalité de l’assurance-vie, consultez notre article sur la fiscalité de l’assurance-vie en France.
Personnes morales
Pour les sociétés (personnes morales) détenant des parts de FCPR fiscaux, un régime spécifique peut s’appliquer : taux réduit d’impôt sur les sociétés (15 % sous conditions) sur les plus-values. Les règles diffèrent des personnes physiques. Les holdings et sociétés d’investissement doivent se rapprocher de leur expert-comptable ou d’un conseiller pour optimiser leur fiscalité. Source : impots.gouv.fr (BOI).
Cession avant 5 ans
Régime applicable
En cas de cession ou de rachat des parts avant 5 ans de détention, l’exonération d’impôt sur le revenu ne s’applique pas. La plus-value est imposée :
- Au barème progressif de l’impôt sur le revenu (tranches 0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %), ou
- Au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % pour la part IR.
Les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) s’ajoutent dans tous les cas. Le taux global peut atteindre environ 31,4 % (PFU + PS) ou plus selon votre tranche marginale. Pour optimiser votre fiscalité, consultez notre article sur les moyens de réduire ses impôts et la planification fiscale.
Impossibilité pratique de rachat
En pratique, les FCPR et FPCI ne permettent généralement pas le rachat avant la dissolution du fonds (7 à 10 ans). La question de la cession anticipée se pose surtout en cas de transmission (donation, succession) ou de cession de parts sur un marché secondaire si celui-ci existe. Source : AMF.
FIP Corse et Outre-mer
Réduction d’impôt à la souscription
Les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) Corse et Outre-mer offrent une réduction d’impôt de 30 % du montant investi. Seuls ces FIP subsistent après la suppression des FIP métropolitains. L’investissement doit être maintenu 5 ans. La réduction entre dans le plafonnement des niches fiscales (18 000 € pour les dispositifs Outre-mer). Source : AMF et impots.gouv.fr.
Fiscalité à la sortie
À la cession des parts de FIP, les plus-values sont imposables selon les règles applicables aux FCPR (exonération après 5 ans pour les FIP fiscaux, sous conditions). Les règles exactes dépendent du type de FIP. Consultez la fiche du fonds et un professionnel.
Exemple chiffré
Vous avez souscrit 10 000 € en FCPR fiscal il y a 6 ans. À la liquidation, vous recevez 15 000 €. La plus-value est de 5 000 €.
- Impôt sur le revenu : 0 € (exonération après 5 ans).
- Prélèvements sociaux (18,6 %) : 5 000 × 18,6 % = 930 €.
- Net après impôt : 15 000 – 930 = 14 070 €.
Si vous aviez cédé avant 5 ans (hypothèse), la plus-value aurait été imposée au PFU (12,8 %) + PS (18,6 %) = 31,4 %, soit 1 570 € d’impôt. L’exonération IR vous fait économiser 640 € (12,8 % de 5 000 €).
En résumé
- FCPR et FPCI fiscaux : exonération d’IR sur les plus-values après 5 ans, prélèvements sociaux 18,6 % maintenus (2026).
- Conditions : conservation 5 ans, participation inférieure à 25 %, composition du fonds respectée.
- Cession avant 5 ans : imposition au barème ou PFU (12,8 %) + PS (18,6 %).
- PEA : exonération IR après 5 ans d’ouverture du plan, PS 18,6 %.
- Assurance-vie : régime du contrat (abattement après 8 ans).
- FIP Corse/OM : réduction 30 % à la souscription, plafond niches 18 000 €.
- FCPI : supprimés au 31/12/2025.
- Personnes morales : taux réduit d’IS possible (15 % sous conditions) pour les sociétés détenant des FCPR fiscaux.
Avertissement : La fiscalité peut évoluer. Les informations ci-dessus sont données à titre indicatif. Consultez impots.gouv.fr et un professionnel pour votre situation. Ce contenu est à vocation éducative et ne constitue pas un conseil personnalisé.
Fabrice Collet et l’accompagnement patrimonial
Optimiser la fiscalité de vos investissements en private equity suppose de choisir le bon support (compte-titres, PEA, assurance-vie), de respecter les délais de conservation et d’anticiper les événements (transmission, besoin de liquidité). Un conseiller en gestion de patrimoine peut vous accompagner dans cette stratégie.
Fabrice Collet, ingénieur patrimonial et fondateur du Patrimoine Bleu, accompagne les particuliers dans l’optimisation fiscale de leur patrimoine. Son approche repose sur une analyse complète de votre situation, une sélection des supports adaptés et une stratégie de détention cohérente avec vos objectifs. Il vous aide à structurer vos investissements en private equity pour en tirer le meilleur parti fiscal.
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Foire aux questions
Quelle fiscalité pour les FCPR après 5 ans ?
Les plus-values sur les parts de FCPR fiscaux sont exonérées d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention. Seuls les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) s’appliquent. Aucune réduction d’impôt à la souscription pour les FCPR classiques.
Les prélèvements sociaux s’appliquent-ils aux FCPR ?
Oui. Même en cas d’exonération d’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) restent dus sur la plus-value réalisée à la cession ou à la liquidation du fonds.
Que se passe-t-il si je vends avant 5 ans ?
L’exonération ne s’applique pas. La plus-value est imposée au barème progressif ou au PFU (12,8 %) plus les prélèvements sociaux (18,6 %). En pratique, le rachat des parts avant la dissolution du fonds est généralement impossible.
FCPR en PEA : quelle fiscalité ?
Les FCPR éligibles au PEA suivent le régime du PEA : exonération d’IR sur les gains après 5 ans d’ouverture du plan, prélèvements sociaux 18,6 %. La durée de 5 ans court à compter de l’ouverture du PEA.
FCPR en assurance-vie : quelle fiscalité ?
Les FCPR en unités de compte d’assurance-vie suivent le régime de l’assurance-vie au rachat : abattement après 8 ans (4 600 € ou 9 200 €), puis imposition. Les règles peuvent interagir avec la fiscalité spécifique des FCPR. Consultez un conseiller.
Les FCPI existent-ils encore en 2026 ?
Non. Les FCPI ont été supprimés au 31 décembre 2025. Restent les FCPR, les FPCI et les FIP Corse et Outre-mer (réduction 30 % à la souscription).
Où trouver les informations officielles ?
Consultez impots.gouv.fr pour la fiscalité (BOI, fiches pratiques), amf-france.org pour les FCPR et FPCI.
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Ce contenu est à vocation éducative et ne constitue pas un conseil personnalisé en gestion de patrimoine. La fiscalité peut évoluer. Pour une stratégie adaptée à votre situation, consultez un professionnel.
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Mathieu Caradec
Conseiller en Gestion de Patrimoine
